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Revendications

Au cours des derniers mois, différents groupes de travail ont été constitués au sein de notre collectif. Deux d’entre eux se sont attachés à développer nos revendications politiques : l’un à l’échelle fédérale et l’autre à l’échelle communale.

Nos revendications fédérales

1. L’arrêt immédiat des persécutions et des violences policières à l’égard des exilé·e·s, demandeur·se·s d’asile ou migrant·e·s de passage.

2. L’arrêt immédiat de leur criminalisation : il est illégitime que des personnes soient enfermé·e·s et criminalisé·e·s non en raison d’actes qu’elles auraient commis, mais en raison de leur simple présence sur le territoire. 
En ce sens, nous revendiquons la fermeture immédiate de tous les centres fermés, et a fortiori de ceux où l’on enferme des mineur·e·s !

3. La régularisation immédiate et sans condition de tous les sans-papiers qui le demandent et l’organisation de couloirs migratoires sécurisés pour ceux qui souhaitent simplement transiter sur notre territoire, notamment via l’accès à un visa humanitaire comme le propose Médecins du Monde.

4. La fin du dispositif de Dublin : Inscrit pourtant dans les obligations de chacun des États européens d’accueillir sans discrimination les candidat·e·s à l’asile, ce protocole empêche paradoxalement ceux-ci de choisir le territoire où ils souhaitent le faire. Cela a deux conséquences : brider ce droit pourtant reconnu comme inaliénable – et ce avec des conséquences humaines catastrophiques – et autoriser les États à se dédouaner en tout ou en partie de leurs obligations internationales.

5. Enfin, pour tous les exilé·e·s et pour tous les nationaux·ales, l’accès gratuit à la justice et à l’aide juridique, au logement (réquisition effective des logements vides), ainsi qu’aux soins de santé. Plus largement, nous exigeons l’accès garanti à l’ensemble de la sécurité sociale, en déliant cet accès de l’obligation de versement préalable de cotisations.

Nos revendications communales

Prenant acte du soutien d’une large majorité du conseil communal à la motion “Liège Ville Hospitalière, responsable, accueillante et ouverte”, Migrations Libres demande aux autorités communales liégeoises :

1. Un soutien financier conséquent à son projet d’accueil collectif et aux hébergeurs de la plateforme “hébergement citoyen” de Liège; cette somme récurrente serait gérée par les hébergeurs eux-mêmes (dont Migrations Libres), démocratiquement, en toute transparence (justificatifs, bilan rendu public) et sous le contrôle des autorités communales.

2. Une aide logistique pour aller chercher et ramener les migrant.e.s du Parc Maximilien (van ou minibus + chauffeurs); le besoin réel en la matière serait à établir sur base statistique des hébergements liégeois des 12 derniers mois.

3. Un accès automatique au système Article 27 pour les migrants hébergés par Migrations Libres et par les hébergeur·se·s liégeois·e·s de la plateforme d’hébergement citoyen et un accès gratuit aux activités (concerts, spectacles, rencontres sportives, etc) et infrastructures dépendant des institutions communales ou placées sous la tutelle de la commune (piscines, terrains de sports, médiathèque et bibliothèque, etc).

4. La mise à disposition de lieux de stockage (nourriture non périssable, vêtements, médicaments, produits d’hygiène) et le financement de leur fonctionnement (électricité, assurances) au bénéfice des personnes hébergées par Migrations Libres et par les hébergeur·se·s liégeois·e·s de la plateforme « hébergement citoyen ».

5. La facilitation de l’accès à l’Aide Médicale Urgente via un contact privilégié avec une personne responsable au sein du CPAS et la simplification des procédures administratives afin que les personnes hébergées nécessitant des soins d’urgence puissent être soignées sur le territoire liégeois dans les temps courts où ils y sont hébergés.

6. La publicité des démarches d’hébergements, d’hospitalité, mises en œuvre sur le territoire liégeois par des citoyens de la commune, soit de manière collective (Migrations Libres) soit de manière privative (plateforme hébergement citoyen), et des raisons éthiques, politiques et/ou philosophiques qui les fondent.

7. L’engagement des autorités communales et des forces de police placées sous le contrôle du bourgmestre qu’aucune rafle, aucun contrôle d’identité ni arrestation, aucune fouille ou perquisition de lieux d’hébergement, associatifs ou privatifs, ne se feront sur le territoire de la commune ni sur base du faciès, ni dans le but de trouver, arrêter, menacer des migrants ou demandeurs d’asile hébergés par des citoyens liégeois dans un but d’aide humanitaire et non lucratif. En toute situation, en toute circonstance, une personne sans papier vaut un citoyen administrativement “identifiable” et inversement.

8. A court terme, la désignation d’une personne représentante de l’autorité publique communale qui soit contactable à tout moment dans le cas où un ou des membres des forces de police ne respecteraient pas cet engagement; à moyen terme, l’instauration d’une carte officielle “migrant·e de passage en ville hospitalière” (avec nom et photo) qui serait remise à toute personne sans papier qui se pose sur le territoire communal afin d’établir son statut particulier en cas de contrôle policier et lui ouvrant également l’accès aux avantages mentionnés ci-dessus (points 3 et 5 du présent texte). Cette carte serait remise aux migrant·e·s soit par un service de la Ville, soit par des associations citoyennes agrées.

9. A terme, le plus court possible, l’ouverture d’un ou plusieurs lieux d’accueil collectif aménagés (dortoir, cuisine équipée, sanitaires corrects, salle de séjour, machine à lessiver, congélateur) pouvant accueillir des personnes de passage sur notre territoire, en attente de décision quant à leur devenir (retour, migration vers un autre pays européen, demande d’asile) et la mise à disposition d’aide technique pour gérer le lieu (nettoyage et entretien principalement).



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